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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 10:14

Les propositions du PS pour nos retraites


 


Retraites: nos propositions de financement

 


Retraites vos avis : N'hésitez pas à laisser dans les commentaires votre avis relatif à votre situation personnelle ou votre sentiment général au regard de la réforme envisagée.

Par section PS Lorient
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Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /Mai /2010 09:03

Les retraites sont notre avenir et notre bien commun, et nous portons la responsabilité de leur donner des ressources stables et sécurisées.

Le PS propose une réforme juste, efficace et durable, à travers 4 grandes priorités :

> Garantir le niveau de vie des retraités, menacé par les réformes de 1993 et 2003, qui n'ont rien réglé.

> Faire une réforme juste, en mettant à contribution tous les revenus, y compris ceux du capital; en prenant en compte la pénibilité; en maintenant l'âge légal de départ à 60 ans.

> Faire une réforme durable, avec un financement qui pérennise notre système par répartition,

> Des garanties collectives pour davantage de choix individuels, dans un cadre universel, solidaire et protecteur qui prenne en compte les parcours personnels 

Retraites : notre analyse de la situation

L'essentiel de nos propositions :
Quatres piliers, vers un système universel et personnalisé :

1. De nouvelles ressources pour une retraite juste et durable

Des efforts justes sont des efforts partagés.


Pour assurer l'équilibre du système, il faut mobiliser 45 milliards d'euros.
Les socialistes proposent un plan complet qui permet d’atteindre l’équilibre :
1. La mise à contribution des revenus du capital
- Augmentation des prélèvements sociaux sur les bonus et les stock-options (de 5% à 38% comme le propose la Cour des comptes).
- Relèvement du forfait appliqué à l’intéressement et à la participation (de 4% à 20%).
- Application de la CSG sur les revenus du capital actuellement exonérés (en maintenant l’exonération sur les livrets d’épargne et les plusvalues sur la résidence principale) et la remise en cause de la défiscalisation des plus-values sur les cessions de filiales.
- Augmentation de 0,5% de la taxation de la valeur ajoutée, instaurée à la suite de la suppression de la taxe professionnelle de 1,5% à 2,2%, en exonérant les petites entreprises.

> Soit 19 milliards dès 2010, et 25 milliards en 2025

2. Une augmentation modérée et étalée dans le temps des cotisations patronales et salariales
- De 2012 à 2021, une augmentation de 0,1 point de cotisation salariale et employeur chaque année. 
 
> Soit 12 milliards d’euros en 2025

3. Le Fonds de Réserve des Retraites pour faire face aux aléas sans remettre en cause le niveau des pensions
Créé sous le gouvernement Jospin, le FFR avait vocation à sécuriser les jeunes génératins d'actifs et à compenser leurs efforts depuis 2002, la droite a refusé de l'alimenter, et l'a même ponctionné dans une politique à courte vue.
Nous proposons de l'alimenter de manière régulière, par la création d'une surtaxe de 15% de l'impôt sur les sociétés acquittée par les banques.

> 3 milliards d’euros par an, avec un rendement de 4% >140 milliards d’euros en 2025.
 

2. Améliorer l'accès à l'emploi des seniors

Aucune réforme des retraites n’est viable dans la durée sans restructuration forte du marché de l’emploi.

L'amélioration de l'emploi des seniors est une des clefs de la réforme durable de notre système de retraites. Or la France se distingue par un taux d'emploi particulièrement faible des 55/64 ans (38% seulement). Alors que d'autres pays sont parvenus à augmenter fortement leur taux d'emploi des seniors, en France, toutes les déclarations d'intention du gouvernement restent lettre morte.
 
Nous proposons cinq orientations pour une véritable mobilisation collective :
 
1. Accompagner vraiment les salariés
Il s’agit à la fois de faire évoluer le salarié au mieux de ses aspirations et de ses moyens, de prévenir des tensions, d’engager de manière continue l’adaptation des postes proposés au salarié, et de favoriser des plus de 45 ans.
 
> Un rendez-vous tous les 2 ou 3 ans pour tous les salariés dès 45 ans, spécifiquement destiné à envisager leur évolution dans l'emploi.
 
2. Rendre obligatoire la négociation triennale de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences dans les entreprises de plus de 300 salariés.
 
3. Généraliser les dispositifs de tutorat ou binômat en entreprise, favoriser les départs en retraite progressive, aménager les conditions de travail des plus de 55 ans en limitant ou supprimant le travail de nuit et les tâches physiques, en augmentant les temps de pause.
 
4. Engager ces changements par un mécanisme de bonus-malus, par exemple la modulation de 1 point de cotisation patronaleen fonction de la part de seniors parmi les salariés.
 
5. Fixer à Pôle emploi des objectifs chiffrés de retour à l'emploi par bassin d’emploi.
 

 

3. La prise en compte de la pénibilité et la revalorisation des petites retraites

La prise en compte de l’espérance de vie en bonne santé est un critère qui désormais s’impose au regard de la justice sociale.

La loi Fillon d’août 2003 prévoyait l’ouverture de négociations sur la pénibilité. Mais la loi promise alors par le gouvernement n’a jamais vu le jour.
 
La prise en compte de la pénibilité et de son  impact sur l’espérance de vie est pour nous prioritaire. Toute période de travail pénible (travail de nuit, travail à la chaîne, port de charges lourdes, travail dans le bâtiment...) doit bénéficier d'une majoration des annuités permettant de partir plus tôt à la retraite.
 
Par exemple, un salarié bénéficiant d'une majoration pour pénibilité de 10% pendant la moitié de sa carrière pourrait partir deux ans plus tôt avec une retraite complète.
 
Nous proposons de consacrer au financement de la pénibilité et à la revalorisation des petites retraites une enveloppe, qui pourrait être de l'ordre de 5 milliards d'euros.
 

4. La retraite choisie: un système universel et personnalisé

Notre système doit reposer sur des droits collectifs solides qui permettent davantage de choix individuels.

Notre système doit reposer sur des droits collectifs solides, qui jouent le rôle de vigies sociales et qui permettent davantage de choix individuels. A ce titre l'âge légal de départ en retraite constitue une garantie et une borne indispensables
 
1. Maintenir l'âge légal de départ en retraite à 60 ans
 
Le maintien de l’âge légal de départ en retraite à 60 ans est pour les socialistes une exigence. Relever cet âge constituerait une double injustice :
- Il ferait fi de l'inégalité d'espérance de vie à 60 ans entre ouvriers et cadres (7 ans)
- Sans résoudre la question du chômage des seniors, cela ne reviendrait qu'à transformer des retraités en chômeurs et à baisser le niveau de leur pension.
- C'est une garantie pour ceux qui ont atteint leur durée de cotisation ; c'est une protection pour les salariés usés par le travail et qui souhaitent partir ; et c'est une liberté de choix pour tous les Français.
 
2. Des chois individuels dans le cadre de garanties collectives
Les rythmes de la vie ont changé. Le modèle formation-activité-retraite ne correspond plus ni aux réalités ni aux aspirations. Les Français veulent pouvoir maîtriser l'organisation des temps de leur vie. Ils veulent des rythmes choisis, et pas seulement imposés. Il n'est par ailleurs pas juste que les mêmes conditions de départ en retraite s'appliquent à tous, sans tenir compte des parcours de vie et des perspectives d'espérance de vie.
 
> Il faut définir une nouvelle articulation entre un socle de droits collectifs garantis, dont participe l'âge légal de départ en retraite, et les aspirations personnelles.
 
> Une retraite choisie, dans le cadre d'une refonte globale de l'acquisition des droits :
 
- Pour les nouvelles générations : un compte temps qui décloisonne les trois temps de la vie (le temps de la formation, le temps du travail, le temps de la retraite), et qui permette à chacun de faire de vrais choix (année sabbatique, reprise d'études, réduction progressive de son temps de travail).
- Prendre en compte les années de formation et les stages.
- Inciter ceux qui le peuvent et le souhaitent à travailler plus longtemps.
 
Nous proposons de renforcer et moduler le mécanisme de surcote dans le temps. A titre d'exemple, si l'âge effectif de départ est repoussé d'un an par ces choix individuels, l'économie pour les régimes de retraite est de 10 milliards d'euros.

3. Pérénniser notre système au-delà de 2025
Nos propositions assurent le financement des retraites. Nous sommes convaincus que la France peut en effet retrouver le chemin de la croissance et d’une réduction du chômage par une politique économique appropriée que les socialistes proposent depuis des mois - malheureusement sans être entendus -. 
Jusqu’à 2020, des dispositions sont prévues concernant la durée de cotisation. Les mesures que nous proposons (nouvelles ressources, abondement du fonds de réserve des retraites, ré-haussement du taux d’emploi des seniors et retraite choisie) assurent le financement du système jusqu’en 2025 et sa pérennité au-delà.
Les socialistes proposent des points d’étape réguliers tous les cinq ans avec les partenaires sociaux et une clause de rendez-vous globale sur le système des retraites en 2025. En cas de nouveaux besoins, il faudrait chercher toutes les sources possibles de financement. Si un allongement de la durée de cotisation devait être envisagé, celui-ci ne devrait pas excéder la moitié des gains d’espérance de vie, alors qu’aujourd’hui il représente deux-tiers d’allongement d’activité, pour un tiers de temps de retraite.
 
4. Un socle de droits communs dans le public et le privé
La mise en opposition entre secteur privé et fonction publique est à dessein utilisée par le gouvernement à des fins électorialistes. Or si l'on examine les deux systèmes, différents par nature, les situations sont moins contrastées que ce qui est souvent affirmé.
Nous estimons que les principes que nous mettons en avant doivent s'appliquer à l'ensemble des salariés, du secteur public comme du secteur privé. Ce travail sera confié à une «commission pour le rapprochement des régimes».
 

 

Depuis des semaines et des mois, et jusque dans les derniers argumentaires du gouvernement, on entend beaucoup d’affirmations qui sont bien souvent des contre-vérités. Petite revue de détail pour démêler le vrai du faux.

1. Le déficit des retraites est abyssal et le problème des retraites insoluble
Vrai
Faux

Le besoin de financement est de 1,7 point de PIB en 2025 (45 milliards d’euros). Il ne faut pas le sous-estimer, mais il est tout à fait à notre portée. Après tout, ce montant correspond aux baisses d’impôts pour les plus riches décidées par la droite depuis deux ans.

2. Une progression de l’emploi des seniors améliorerait significativement la question du financement
Vrai
Faux

Le taux d’emploi des 55/64ans est en moyenne de 60% au sein de l’Union européenne. En France, il est seulement de 38,2%... seule l’Italie fait moins bien que nous. En Allemagne et au Royaume-Uni, 54 % des 55/64 ans ont une activité professionnelle. Si l’on rattrapait la Finlande (54,5%), cela permettrait d’alléger les déficits de 1 point de PIB et de résoudre une bonne partie du problème de financement.

3. En France, dit le gouvernement, on part en retraite à 58,5 ans
Vrai
Faux

Sauf exceptions très rares, en France, on ne peut pas faire valoir ses droits à la retraite avant 60 ans. 58,5, c’est l’âge moyen de sortie définitive du marché du travail, à cause du chômage très élevé des seniors.

L’âge moyen d’accès à la retraite est déjà de 61,5 ans, car, en plus d’avoir atteint 60 ans, il faut avoir cotisé 40,5 ans pour avoir une retraite pleine (41 ans en 2012, 41,5 ans en 2020). C’est le même âge qu’en Allemagne ; c’est plus tard qu’en Belgique ou en Italie.

4. Tous les pays ont relevé l’âge légal
Vrai
Faux

Seuls l’Italie et le Royaume-Uni ont relevé l’âge minimum de liquidation des droits. Les autres ont maintenu inchangée la possibilité de partir, le cas échéant avec une pension incomplète.

5. Partout ailleurs, on part à la retraite entre 65 et 67 ans
Vrai
Faux

En Suède, on peut partir à 61 ans, au Japon, à 60 ans et 25 ans de contribution. Aux Etats-Unis, c’est à partir de 62 ans. Au Royaume-Uni, les hommes peuvent partir à 65 ans mais les femmes à 60 ans.

6. Une meilleure croissance faciliterait le financement des retraites
Vrai
Faux

0,5 point de croissance en plus (2,4% au lieu de 1,9% prévus pour les années à venir) permet d’assurer 50 % des besoins de financement. Mais il faudrait une autre politique économique que celle menée par le gouvernement.

7. Le relèvement de l’âge légal de la retraite réglerait tout
Vrai
Faux

Même en passant l’âge légal de 60 à 63 ans (et de 65 à 68 ans pour une retraite à taux plein) et en allongeant la durée de cotisation à 43,5 ans, on ne réglerait que 36% du problème de financement à l’horizon 2050… C’est pourquoi nous proposons de nouvelles recettes, principalement sur les revenus du capital par souci de justice, une politique vigoureuse d’emploi des seniors, et un allongement volontaire pour ceux qui le peuvent et le souhaitent.

8. Le niveau des retraites en France est plus élevé qu’ailleurs
Vrai
Faux

La retraite moyenne annuelle en Allemagne est de 41 046 euros, en Belgique de 35 578 euros, aux Pays-Bas de 37 026 euros. En France, la retraite moyenne est de 29 549 euros. Le mode de revalorisation des pensions de retraite est plus avantageux en Allemagne ou au Royaume-Uni. En France, on revalorise sur la base de l’évolution des prix depuis la réforme Balladur de 2003. Ailleurs, les salaires sont pris en considération. Nous voulons revaloriser le montant des pensions, et notamment des petites retraites.

9. Le report de l’âge légal est une solution injuste
Vrai
Faux

Ce serait faire reposer l’effort sur les salariés qui ont commencé à travailler tôt, et sur ceux usés par leur métier, qui seraient donc obligés de cotiser plus que les autres. Non seulement c’est injuste, mais en plus inefficace : avec seulement 38% des seniors en emploi, le relèvement de la durée légale reviendrait surtout à transformer des retraités en chômeurs, sans effet sur les déficits.

10. Les fonctionnaires ont une meilleure retraite
Vrai
Faux

La durée de cotisation et l’âge légal de départ sont les mêmes. Les fonctionnaires bénéficient du calcul de leurs retraites sur les derniers salaires, mais les primes ne sont pas prises en compte. Au total, pour la majorité des fonctionnaires et des salariés du privé, les taux de remplacement ne sont pas très différents : 80% pour un fonctionnaire sans prime, 85% pour un salarié au SMIC ; 59% pour un cadre du public dont la prime représentait 40% du salaire, 60% pour un cadre du privé.

11. En France, les femmes ont une retraite plus faible
Vrai
Faux

Le montant mensuel d’une pension de retraite tous régimes confondus est de 825 euros pour une femme et de 1 426 euros pour un homme. Réduire ces inégalités est pour nous une priorité.

Par section PS Lorient - Publié dans : Actualités
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Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /Mai /2010 08:59
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Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 19:08
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Samedi 29 août 2009 6 29 /08 /Août /2009 10:15
Les socialistes morbihannais feront leur rentrée le samedi 5 septembre 2009 dans le parc et la Maison de quartier du Bois du Château à Lorient.
Outre les activités habituelles (stands, jeux pour enfants...), la section de Lorient organisera à 17h15 un débat sur le développement durable, en présence de Serge Moëlo - Maire de Silfiac, Conseiller général et Président de l'association BRUDED et Aurélie Filippetti. En soirée, à partir de 18h30 les interventions politiques seront l'occasion d'entendre notamment Jean-Yves Le Drian - Président de la Région Bretagne et Aurélie Filippetti - Députée, secrétaire nationale du PS en charge des Questions énergétiques.

La journée s'achèvera par un dîner républicain (inscription auprès d'Henri Scanvic au 02 97 83 80 76 - participation 12 euros).

Par section PS Lorient - Publié dans : Actualités
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